Les migrations 1

Nous ne pouvons pas parler de la communauté internationale sans regarder le phénomène migratoire. Habituellement, nous en parlons en utilisant un discours déformé, comme si c’était un problème en soi-même.

Il convient de parler de migrations en tant que grand phénomène humain qui se transforme en problèmes quand il est mal géré. Cette mauvaise gestion est l’expression de l’appauvrissement structurel actuel, de l’injustice et de l’inégalité dans les domaines social et économique.

Il est courant d’analyser les migrations uniquement à travers les lentilles des pays riches, qui ferment leurs frontières.

L’église catholique invite à regarder l’émigration à travers la perspective de l’humanité pour exécuter une famille humaine, la vocation à la fraternité universelle.

C’est un droit essentiel pour les peuples et les familles de pouvoir migrer. Toute personne a le droit d’avoir des conditions de vie dignes et les personnes démunies ont le droit de rechercher ces conditions. Le droit d’émigrer est étroitement lié au droit de chaque personne de ne pas être forcé d’émigrer, et nous n’y pensons pas trop souvent. Être capable d’émigrer pour s’améliorer est un droit; être forcé d’émigrer pour préserver la vie est une injustice.

Nous ne pouvons pas oublier que l’émigration entraîne toujours beaucoup de problèmes pour les personnes déplacées. Le départ de son propre pays, la perte des relations familiales, l’adaptation à une nouvelle culture et ainsi de suite. Les principales causes d’émigration sont celles liées à l’économie et à la violence.

Bien entendu, les flux migratoires doivent être réglementés. C’est un besoin et une responsabilité pour les autorités publiques. Mais cette réglementation ne doit être fondée ni sur la crainte de l’invasion ni sur la légitime défense de son propre bien-être.

Peu de personnes appauvries migrent vers des pays enrichis. Presque toute la partie se déplace vers d’autres pays pauvres. La communauté internationale a la responsabilité de créer des conditions permettant une vie digne pour tous.

Face à cette situation mondiale, il convient de souligner qu’il ne s’agit que d’un élément structurel du système socioéconomique actuel. Ce n’est pas quelque chose qui va disparaître. Le système a besoin de personnes démunies pour grandir. Ils constituent une partie essentielle du mécanisme car il a besoin de personnes affaiblies pour les écraser et pour aller de l’avant.

Les migrants constituent une partie importante du monde des travailleurs les plus faibles et les plus vulnérables. Trop souvent, les travailleurs migrants sont le prototype d’un travailleur précaire.

D’un point de vue plus humanisé, le phénomène migratoire peut être considéré à la fois comme un échange social et culturel. Cela représente une opportunité importante de grandir dans la mondialisation de la solidarité.

En fait, l’église catholique considère le phénomène migratoire comme un signe des temps. C’est un défi de le redécouvrir et de le reprendre pour construire une humanité nouvelle et meilleure.

Nous tirerons parti des possibilités offertes par ces flux migratoires dans la mesure où nous serons en mesure d’affronter la migration telle qu’elle est actuellement produite. Nous devons lutter contre les causes injustes de la migration et nous devons essayer de les éliminer pour toujours.

DSE phrase

L’église catholique défend le droit de migrer. Toute personne a le droit de quitter sa terre et de chercher un avenir meilleur, pour elle et pour sa famille. L’Eglise catholique met également l’accent sur le droit de chacun à trouver dans sa propre terre un mode de vie digne, en accordant à sa famille le droit de mener une vie digne sur son territoire afin de ne pas être contraint d’émigrer.

CEE, église catholique en Espagne et les immigrants n. 5

Agir

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